Tisser au chaud et teinter dans la boue

Je n’aime pas le mois de décembre. Journées trop courtes et météo tristoune… J’ai utilisé l’excuse d’avoir chopé une grosse crève pour reculer l’échéance des teintures et j’ai donc tissé bien au chaud, accompagnée de bonnes tisanes au miel avec du rhum dedans…

J’avais commencé un tissage dans une soie d’Ouzbékistan teintée aux plantes (pas par moi, mais par les ouzbèques). Cette soie a été dénichée par Ali, de Tashkent (si vous ne connaissez pas, allez donc y faire un tour pour de merveilleux tissus et une démarche vraiment chouette!).  J’ai testé cette soie en tissage aux tablettes et réalisé un petit galon dans un mix de sergé et de double-face.

galon soie ouzbeque 1

J’ai terminé la chaîne avec un motif en sergé inspiré d’un broché de Birka.

DSCF3557

Ensuite, je suis passée à une commande d’une ceinture en soie structurée, teintée à la bourdaine, de 2cm de large.

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Et on m’a également demandé un tissage en lin avec des motifs de Mammen. Si vous suivez ce blog, ça vous rappelle peut-être quelque chose … même galon pour la même cliente! 😉

DSCF3580

Même si je préfère tisser au chaud, j’ai repris les teintures cette semaine.

Le chemin menant à ma cabane à teinture s’est transformée en bourbier et l’autre jour, j’ai bien failli exécuter malgré moi une figure inédite de patinage pas vraiment artistique, avec deux seaux pleins de laine mouillée dans les mains! Voilà pourquoi je ne teinte pas de tissus en hiver… Vous imaginez un beau drap de laine indigo dans cette boue? Il faut que j’investisse dans une bonne paire de bottes avec de la moumoute dedans… 🙂

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J’ai profité d’avoir le nez bouché pour reprendre un grand seau plein de brous de noix récoltés en septembre et qui commençaient à sentir vraiment mauvais afin de teindre pas mal d’écheveaux en marron. L’odeur est assez épouvantable, mais j’ai constaté que ça se conservait pas mal du tout, juste dans de l’eau de pluie. J’ai lu quelque part qu’à la manufacture des Gobelins, ils conservaient les brous de noix dans de l’eau jusqu’à 2 ans, moi je suis déjà allée jusqu’à 6 mois. Évidemment, c’est plus simple et mois odorant quand on a un gros congélateur et qu’on peut congeler des kilos de brous verts …

J’ai également refait une cuve de gaude et testé une nouvelle recette pour obtenir du rouge bordeaux à base de cochenilles.

Vu la météo humide, les écheveaux finissent de sécher près du chauffage dans la véranda

DSCF3593

Voilà les dernières nouvelles et réalisations. Je vais tâcher de finir l’article sur le forum textile en Allemagne auquel j’ai assisté en novembre et qui m’a donné plein d’idées de choses à tester…

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~ par mickyschoelzke sur décembre 11, 2014.

Une Réponse to “Tisser au chaud et teinter dans la boue”

  1. très risquées, tes teintures, mais qu’est-ce que ça vaut le coup!!!!

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